Moines et Nonnes dans l’Océan des Péchés

08.04.2007 | Mis à jour le 20.02.2008 | Black
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Des moines et des nonnes vivant dans le péché ? Il ne m’en faut pas plus pour me sentir intrigué par cette vision de religieux à la dérive (comme quoi, toutes les religions peuvent abriter quelques brebis galeuses).

Je poursuis donc ma « Découverte de la Chine » en entrant dans les secrets les plus obscurs de quelques moines et nonnes perdus dans un immense océan de péchés. Pas tout à fait un roman, « Moines et Nonnes dans l’Océan des Péchés » se compose, en fait, d’une quarantaine de petites nouvelles. Et, ces péchés sont bien réels ; issues d’un autre temps, les histoires paillardes de ce recueil, attribuées en partie au peintre et écrivain Tang Yin ou Tang Bohu (1470-1523), se retrouvent compilés sous mes yeux pour aiguiser mon esprit curieux et salace où se mêle bouffonnerie graveleuse et passion amoureuse.

Provenant de légendes rurales, de faits divers, de chroniques historiques ou de comptes-rendus judiciaires, je me retrouve plongé dans les nombreux temples qui parsèment cette Chine ancestrale. Des moines perfides et pervers vont abuser, de par leur statut respectable et respecté, de jeunes et innocentes jeunes filles (et des moins jeunes et moins innocentes aussi). Ces crânes rasés en robe de bure, vicieux et corrompus, utiliseront leur fameuse « tige de jade » à des fins plus immorales que poétiques. Je suis bien loin du tantrisme et la spiritualité de ces moines lubriques me semble aussi dépourvue de profondeur qu’une rizière asséchée dans le Taklamakan. Heureusement qu’il me reste la poésie, à l’image de ces fameuses estampes japonaises ou chinoises : de doux noms très imagés pour parler positions sexuelles, la découverte du plaisir avec le yin et le yang.

La mère tira donc l’édredon, mais sa fille se sentait si gênée qu’elle le maintenait fermement sans lâcher prise. Le moine dut prêter main-forte pour la découvrir. Et put contempler le corps de la jeune fille, lisse comme jade et exhalant un parfum étrange et attirant.

Ce parfum eût enivré n’importe quel homme ! Yu s’en trouva remué comme s’il avait perdu son âme ! Il lui écarta les jambes pour voir de plus près la fossette ; mais pour constater aussi que le nid des canards mandarins venait bel et bien d’être percé par une épingle de jade, et que des vagues couleur de pêche avaient teinté la couverture émeraude. La fillette n’était plus une jeune fille en fleur.

Bien sur, la dérive est partout et ces moines n’ont rien à faire dans la catégorie religion. Alors, heureusement que la justice veille et reste indépendante en condamnant les coupables et les châtiments peuvent être terribles entre destitutions, emprisonnements et décapitations... malheureusement les victimes s’en sortent rarement indemnes et sont souvent déclarées ouvertement ou insidieusement coupables de cette débauche....

(JPG)

La fin de ces nouvelles s’achève, la poésie a laissé place à ces sombres affaires de justices. Je n’ai aucune pitié pour ces moines ayant perdu leur tête et j’oublie vite cet aspect misérables de quelques malheureux êtres dérivant autour d’une foi inexistante et avide de séduction, de pouvoir et de richesse, favorisant la spiritualité de leur tige de jade à celle du bouddhisme, confucianisme ou taoïsme. Je préfère retenir la description poétique et humoristique de ces pratiques sexuelles en rêvant, fantasmant, à quelques positions très alléchantes...

La première position s’appelle le Dragon volant. La fille s’étend sur le dos et le garçon s’allonge sur elle, cuisses contre cuisses et langues mêlées. La fille soulève l’entrée yin pour accueillir la tige de jade. Le garçon poignarde ses cordes de luth en un mouvement lent, par la méthode des huit coups superficiels et des cinq coups profonds. Le yin s’échauffe, le yang durcit ; le garçon est satisfait et la fille ravie.

La seconde position s’appelle le Tigre trottant. La fille s’agenouille tête baissée, tandis que le garçon se tient debout derrière elle, la tenant par la taille et lui enfonçant sa tige de jade dans la porte yin. Il pratique la méthode des cinq coups superficiels et des trois coups profonds. La porte yin s’ouvre grand et le souffle vital yang va et vient à l’intérieur. Le garçon se sent réconforté et la fille ivre de joie. Le pouls se régularise.

Et si vous voulez découvrir la troisième position du Singe roulé en boule ou la quatrième la Cigale attachée ou encore le Galop de la tortue, le Phénix planant, vous savez ce qui vous reste à faire... en commençant par regarder la bibliothèque idéale plutôt que votre tige de jade...

 
 

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