Ne Le Dis À Personne

23.05.2008 | Black
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Séance de rattrapage : « Ne le dis à Personne » un roman, un film, une musique ! Tiens donc cela me rappelle un autre triptyque !

Chapitre I : le roman

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous résumer le best-seller de Harlan Coben, vendu à travers le monde à des millions d’exemplaires, traduits dans plusieurs dizaines de langues. Bref, vous aussi vous n’avez pas échappé à ce « phénomène » littéraire (sauf si vous vivez reclus au fin fond d’un puits depuis une bonne décénnie). Enfin bon, pour ceux qui ont été enlevés par des extra-terrestres bienveillants :

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David est pédiatre, marié à Elizabeth qu’il connaît depuis l’enfance. Ils ont pris l’habitude de se rendre régulièrement en pèlerinage sur les rives du lac Charmaine, là où ils ont échangé leur premier baiser à l’âge de douze ans. Mais le jour où Elizabeth est assassinée par un serial killer, la vie de David bascule. Il a beau s’investir à fond dans son travail, il reste inconsolable. Jusqu’au jour où il reçoit d’un inconnu un e-mail, puis une séquence vidéo sur laquelle il reconnaît sa femme sans aucun doute possible, Elizabeth qui lui demande pardon. Pourtant elle est morte, son propre père officier de police a formellement identifié le corps huit ans auparavant.

Je ne vous mentirai pas en vous disant que ce roman a été lu bien des années avant l’ouverture de ce modeste blog. Par conséquent, je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur le sujet, la mémoire de ma jeunesse n’étant plus aussi fiable, mais vous invite simplement à consulter les avis de la « french blogosphère » dont les chroniques glanées m’ont paru pertinentes :

La Livrophile : Voilà un roman tout ce qu’il y a de captivant ! Au début, je ne voulais pas trop le lire, il y avait eu trop de pub autour, tout le monde en parlait avec tant de superlatifs que je me méfiais un peu et avais peur d’être déçue. Mais ma mère nous l’avait prêté, en pensant qu’il plairait beaucoup à mon mari, parce que le sien l’avait lu en moins d’une semaine (un exploit !). Alors un soir que Gus m’avait piqué l’ordinateur, j’ai pris le roman, et pour ne pas mourir idiote, j’ai commencé à parcourir les premières pages... Bien m’en a pris, je n’ai pas pu le lâcher avant d’avoir fini, soit deux jours plus tard !!! (oui, il y a un jour où je ne lis pas trop...)

Et face au nombreuses critiques élogieuses de ce thriller palpitant, je découvre et entends une petite voix qui va à l’encontre de cette masse populaire et qui exprime également mes sentiments.

Christophe : Ce livre a reçu le prix des lectrices du magazine Elle. Je crois que elles et moi n’avons pas tout à fait les mêmes goûts ; si ce livre est un divertissement intéressant par son histoire avec un peu de suspense et quelques rebondissements pour tenir le lecteur en haleine, il est quand même loin du chef d’oeuvre littéraire...

Black : Pour ma part, cela reste un bon petit thriller, sans grande prétention, qui se lit aisément en période de vacances, pour se détendre et oublier les soucis quotidiens. L’histoire est prenante, le suspens est bien présent et c’est tout ce que je lui demande. Depuis, je n’ai pas souhaité retenter l’expérience Coben, ayant le sentiment que ses suivants sont de la même facture, sans profond renouvellement. D’ailleurs, je crois ne pas être le seul de cet avis...

Camille : Par contre, je ne trouve pas ce polar original, au contraire, très traditionnel à l’américaine...

Chapitre II : le film

Alors que l’on aurait pu s’attendre à voir le ténébreux Clint Eastwood se précipiter pour réaliser le film (à l’instar de Créances de Sang adapté de Michael Connelly ou de Mystic River de Dennis Lehane), nous avons le droit à un french cocorico avec dans le rôle du réalisateur Guillaume Canet...

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Le film reste extrêmement fidèle au roman, donc peu de surprises à attendre si la dernière page vient d’être tournée. Pour le coup, la transposition du scénario sur la capitale parisienne rajoute une french touch qui sera plus difficilement vendable à l’étranger. D’autant plus que le périphérique et la banlieue de la petite couronne m’est moins propice à rêverie que les States. Mais bon soyons optimiste ; j’avoue avoir pris quand même du plaisir à regarder ce film. Suspense, actions et musique planante... Le film ne devrait pas trop avoir à rougir de ses compatriotes hollywoodiens.

Guillaume Canet, un réalisateur à suivre ? Sa première œuvre « Mon Idole » m’avait enchanté avec notamment une superbe prestation de François Berleand. Un vrai moment cinématographique et pour une première, cela fut une immense réussite. Peut-être qu’avec l’adaptation d’un phénomène littéraire tel que Harlan Coben, la liberté du réalisateur et sa vision doivent se restreindre pour ne pas trop dénaturer le roman ?... Je serais donc curieux de voir ce que pourra donner sa troisième réalisation...

Chapitre III : la B.O.

La musique : voilà la motivation première pour écrire cette chronique inutile.

(JPG)

Et elle commence très fort : Shake, shake, shake, Mr Otis Redding avec votre “for your precious love”. Une voix toujours aussi suave, sensuelle et même sexuelle qui me donne envie de faire l’amour à la première inconnue qui passe sous mes yeux. Son pouvoir est aussi puissant que le Grand Marvin Gaye. Du blues, pur et sombre... et de l’Amooooouuuurrrrr...

Mais Otis n’est qu’un petit prémisse à ce qui vous attend par la suite. Une voix mystérieuse, magique, plus forte que le vent, plus puissante que la mort : Jeff Buckley entre en scène pour nous chanter l’amour, toujours. « Hallelujah », son chef d’oeuvre absolu (à mon humble avis), n’est pas pour une fois l’élu mais « Lilac Wine » le remplace et quelque soit le titre la voix de Jeff est toujours aussi somptueuse. Une symphonie d’émotions à elle-seule. Vous l’aurez compris sur ce site, nous sommes fans de ce jeune homme à la voix si chargée en tristesse et en pleurs. Rares sont les personnalités à avoir les faveurs absolues d’un « Blue » et « Black » réunis. Jeff Buckley a la chance d’en faire partie (je devrais dire plutôt qu’il s’agit d’un honneur que ce dernier partage nos écoutes musicales communes). Mais il n’est pas le seul : « -M- ».

Vous l’avez déjà entendu ici, l’artiste « fils de -L- » s’est fait amplement un prénom (ou une initiale). Je le suis dès son premier album et je me suis dit que ça n’allait pas durer, que c’est juste une petite passade de la nouvelle musique contemporaine que je tente de découvrir avec son Machistador. Sur ce coup-là, je suis bien content de m’être trompé parce que visiblement, le garçon a du talent, énormément même, quand il compose pour lui ou pour Vanessa Paradis. Pour la petite légende, il paraîtrait que ses thèmes musicaux servant à illustrer le film ont été improvisés en visionnant lui-même le film après coup. Cela me rappelle une autre B.O. ! Elle remonte à des années ( 4-5 décembre 1957 pour la précision) et le chef d’orchestre de l’époque s’appelait Miles Davis avec son légendaire « Ascenseur pour l’échafaud ». Peu importe si l’improvisation est réelle ou pas, le résultat est là, l’ambiance est planante à souhait. -M- a réussi son passage dans les salles obscures, imaginant une symphonie maculée de Pink Floyd et de Air. Mon regret sera de ne pas l’avoir entendu en Dolby Surround, THX et Cie pour donner encore plus d’ampleur à son son.

Mais quel dommage, la bande son aurait pu atteindre des sommets avec en plus U2 et l’inoubliable « With or Without You ». Je revois parfaitement cette séquence symphonique devant mon petit écran, quelle magie... Seulement trop cher, ou mésentente avec la maison d’éditions... toujours est-il que c’est le grand absent de cette B.O. et c’est bien regrettable pour mes oreilles... Je tente donc d’oublier ce léger « couac », ce CD fait partie dorénavant de mes incontournables B.O. (au même titre que Pulp Fiction, Jackie Brown, Magnolia ou Vanilla Sky), des disques que j’écoute essentiellement en voiture, en me revoyant à bord de ma 4L bleue, à fond la caisse sur le long trajet rocade sud - campus universitaire (j’étais jeune à l’époque, les cheveux longs, et les cassettes de Pink Floyd chevauchaient celles de Deep Purple et de Led Zeppelin dans la boite à gant).

 
 

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